05 décembre 2009
Le monastère de Lian Shuang Lin
C'est le plus grand et le plus vieux de Singapour. Il est au milieu d'un quartier de HDB (habitations collectives). On l'appelle aussi le temple aux lotus.
En 1858, Low Kim Pong est devenu riche et influent, fervent bouddhiste, il a un songe, qui lui annonce que sa vie va changer grâce à un voyageur inconnu.
Une famille chinoise débarque au port et tous les membres sont prêtres et nonnes. Singapour fait partie de leur pèlerinage après l’Inde, le Sri Lanka, la Birmanie et avant leur retour au pays, la Chine. Low Kim Pong les héberge et demande au chef de famille de construire un monastère à Singapour. Il lui donne alors 4 hectares de terrain dans le centre de Toa Payoh.
Le monastère est aujourd'hui classé monument historique.
On retrouve dans les monastères bouddhistes les mêmes symboles architecturaux:
- La porte principale du monastère s'appelle « Porte des trois montagnes » San Shan. Elle filtre les problèmes et les soucis.
- Dans la cour intérieure, un gong, et une cloche symbolisent le yin et le yang.
- Les quatre pentes des toits sont toujours incurvées. Les malheurs tombés du ciel glissent sur les tuiles et rebondissent en faisant une pirouette.
- Le nombre et la forme des tuiles obéissent aux règles très précises du Feng Shui.
- Aux quatre coins de la salle, les quatre dieux du Ciel signifient les quatre points cardinaux. N’hésitez pas à lever le nez pour admirer la splendide charpente.
- Les bouddhas chinois, contrairement à leurs « frères » thaïlandais ou birmans, sont toujours hilares avec un gros ventre rebondi, un triple menton et de grandes oreilles. Frotter son ventre apporte la prospérité….
- Les couleurs ont une signification: bleu cobalt pour le ciel, rouge pour le bonheur et jaune pour la prospérité, la couleur de l’or.
- A l'entrée du temple: des gardiens mi-lion / mi-dragon
Le cheval porte bonheur au jeu, lui, garde l'entrée du temple voisin taoiste.
La grande pagode « Lumière du Dragon » domine l’ensemble du monastère de ses 29 mètres. De forme octogonale, elle retrace la vie de Bouddha, depuis sa naissance jusqu’à sa mort à 81 ans.
Proches, les fidèles agitent avec rythme des bâtons d'encens et brûlent des faux billets votifs.
A l'intérieur, nous trouvons toujours les baguettes de prédication qui vous annoncent votre futur...
Nous trouvons aussi des dévoreurs de "poulets" offerts au temple au moment d'une prière récitée à une bienfaitrice du temple...
Finissez bien l'année!
04 décembre 2009
Saison des champignons!!
La marina Octobre 2009
30 septembre 2009
L'île aux vélos...
Vers Pula Ubin...
Toujours prêtes!
27 septembre 2009
Rondeurs et contrastes
Des nouvelles du côté des statues de rue
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Au musée national
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26 septembre 2009
Les saisons sous l'équateur...
Automne dentaire à Singapour!
A la soupe!
05 septembre 2009
La rentrée des fantômes!...
Hier les fantômes sont descendus dans notre quartier!
Brrrrrrrrrrrrr!.................
Pyramide de faux billets en flamme
"zhongyuanjie est une fête chinoise qui a lieu le 15e jour du septième mois lunaire, dit mois des fantômes.
La tradition veut que pendant cette période soient relâchés sur terre les esprits retenus dans les enfers (prostituées, voleurs, opiomanes, meurtriers) parce qu'ils ne reçoivent pas de culte, ou ne peuvent trouver la paix pour cause de mort violente ou de mauvaise conduite. Ils ont alors le droit à un petit mois de vacances sur la terre!...
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Ces "esprits orphelins et fantômes sauvages" se voient offrir des repas réconfortants et des cérémonies pour leur délivrance." Comme ils sont affamés, des banquets sont organisés en leur honneur! Des offrandes ou étalages de victuailles sont dressés dans la rue pour eux!
Rien que pour eux: cochon de lait laqué, noodle, poisson grillé, fruits....
Et petites sucreries
Souvent une troupe d'opéra chinois vient chanter pour eux!
On brûle de faux billets et même de jolies voitures en papier ou des maisons en carton!
Au moins pour une bonne centaine de fantômes!...
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Au milieu du trottoir en fin d'après-midi!
"Le mois des fantômes est considéré comme dangereux. En effet, outre le fait que les esprits non apaisés sont susceptibles de jouer de mauvais tours, leur nature trop yin (Le yin représente entre autres, le noir (ou souvent le bleu), le féminin, la lune, le sombre, le froid, le négatif, etc...) est préjudiciable à la santé des vivants.
C'est pourquoi, traditionnellement, on évite autant que possible pendant cette période les activités et endroits à risque ainsi que les évènements importants (mariages, déménagements etc.)". (site Chine informations)
08 juillet 2009
PUB envahissante, séduisante, maligne!
Elle est partout! Sur des écrans animés aux murs des centres commerciaux, sur les panneaux JC Decaux, sur les bus, les taxis...
Elle traduit les habitudes de consommation d'une société. Elle reflète l'identité propre de Singapour mais signifie surtout la mondialisation et la globalisation de l'économie. Les produits se standardisent d'un bout à l'autre de la planète. Leur diversité et leur spécificité se perdent!
Cette pub m'interpelle, me plaît: Elle me permet de mieux "décrypter" la société d'un pays, d'une région et du monde.
La pub me séduit et je joue mon rôle de consommateur modèle en achetant un remède miracle contre le mal de tête!
Cette pub se moque de moi en m'incitant inconsciemment à consommer des produits adroitement promus!
Cette pub me fait rire par les slogans, les photos, les mises en scène!
Cette pub m'inspire par son côté artistique!
Pour ces raisons, (il y en a certainement d'autres, enfouies au plus profond de moi), j'ouvre un album-photos sur la publicité à Singapour:
06 juillet 2009
Espace d'extension de la ville: la mer!
La marina bouillonne!
Nouveau casino, nouvel espace récréatif (plan d'eau pour sport nautique et mouillage et réservoir d'eau douce), agrandissement du CBD et nouveaux condominiums.
Il y a 2 ans, l'espace de la marina:
Aujourd'hui:
Le Merlion veille...
Depuis, le futur casino est sorti de "terre-plein"...
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Répétition de la fête nationale (le 9 Août)
23 juin 2009
Le zen japonais à Singapour
Retour vers le Japon...à Singapour, un Dimanche: le jardin japonais...
Cliquez sur la photo pour accéder à l'album!
Wikipédia (texte):
Le jardin japonais , issu de la tradition antique japonaise, peut être trouvé dans les maisons privées, dans les parcs des villes, comme dans les lieux historiques : temples bouddhistes, tombeaux shintoïstes, châteaux.
Au Japon, l’aménagement de jardins est un art important et respecté, partageant des codes esthétiques avec la calligraphie et le lavis. À l’inverse des jardins occidentaux qui préfèrent une composition géométrique, les jardins japonais cherchent à interpréter et idéaliser la nature en limitant les artifices. Certains des jardins les plus connus en Occident comme au Japon sont des jardins secs ou « jardins zen », composés de rochers, mousses et graviers.
Au Japon
Le jardin est souvent organisé autour d’un bâtiment (comme une résidence ou un temple) depuis lequel il est destiné à être vu. Au-delà de l’architecture propre au bâtiment, on retrouve la plupart des éléments suivants dans de nombreux jardins :
- des rochers, choisis pour leur forme, leur taille, leur couleur et leur texture,
Au Japon
.
-de l’eau : mares, rivières, chutes ; dans le cas d’un lac central on y trouve souvent une île,
A Singapour
- un pont ou des pierres de gué menant à l’île ; les étendues d’eau contiennent fréquemment des carpes koï,
.
A Singapour
- du sable ou du gravier, sur lequel sont dessinés des motifs, des éléments décoratifs : lanternes (traditionnellement de pierre),
- pagodes, statues, bassins d’eau, shishi odoshi (mécanismes faisant du bruit pour écarter les chevreuils ou les sangliers),
- un salon de thé ou un pavillon, une bordure comme une haie, une palissade ou un mur de facture traditionnelle, des chemins de terre, de gravier, ou de pierres.
Ces éléments peuvent être réels ou symboliques : dans un jardin sec, l’eau est représentée par des graviers!
17 mai 2009
15 jours dans le pays du “Sud des nuages”
le YUNNAN
Carte routière du Yunnan
Circuit au Yunnan
Cette province chinoise est un peu plus petite que la France (400 000 km2). Elle est à découvrir lorsqu'on souhaite être en contact avec les ethnies et profiter d’une nature généreuse !
- centre et Ouest: domaines de hauts plateaux karstiques aux pics érodés
- Ouest: région de hautes montagnes qui culminent à plus de 5000 m où les yaks paissent dans les pâturages d'altitude dénudés et ventés.
- Sud: région tropicale où poussent les bananiers et les palmiers
Les villes principales sont Kunming (6 millions d'hab), Jinghong, Dali, Lijang. L'altitude moyenne est de 2000 m.
3 grands fleuves venus du Tibet traversent le Yunnan: le Yangzi (ou le “fleuve aux sables d'or”), le Mékong et le Salouen.
Toute la région est bercée par le bouddhisme mêlé à des croyances populaires.
26 minorités ethniques ont gardé une identité culturelle très forte au Yunnan malgré l'influence chinoise. Elles représentent la moitié de la population du Yunnan. On distingue 3 souches: les Taï-Kadaï (les Daï), les tibéto-birmans (Yi, Bai, Naxi, Hani) et les miao-Yao (Miao).
Dimanche 26 avril 2009: vers l'inconnu...
Ombres chinoises
Nous partons de Singapour à 8h du mat pour arriver quatre heures plus tard à Kunming (“la ville au printemps éternel”) : 6 millions d'habitants, 1800 mètres d'altitude. Nous rencontrons notre guide francophone, Madeleine qui nous fait découvrir les avenues de Kunming : ville moderne, propre, avec des centres commerciaux, des boutiques de luxe. Le Yunnan, province pauvre et réculée ? Pas vraiment pour l’instant.
Avenue à Kunming
Madelon nous fait visiter le vieux temple
Yuantong et son pavillon octogonal suivi d’une ballade dan le parc du lac
d'émeraude. Le silence de la rue nous étonne. En fait, pratiquement toutes les
mobylettes sont électriques. Pas un bruit. Je pense à nos “mobs” françaises à
moteur 2 temps hyper-polluantes et bruyantes...
Le spectacle dans le parc vaut son pesant de cacahuètes: tous les dimanches, les papis et mamies chinois improvisent des concerts et danses. Et dans tous les styles: chinois traditionnel, tibétain, chacha, rock, madison ... Ca y est, on commence à être dans le bain et sentir un dépaysement…
Danses traditionnelles dans le parc de Kunming
Plus loin, sur un étang du parc, un espèce de
roue gonflable pour Hamster géant happe les filles. C'est parti pour 5 minutes
de défouloir total ...
Philippe: « Ils ont coupé le
son des motos! »
Lucie: « C'est le truc le
mieux que j'ai jamais fait de ma vie (la bouée géante pour hamster! »
Lundi 27 avril 2009: Un Yunnan enchanteur....
Envol matinal pour Dali, une ville ceinturée de vieux remparts en pierres, des ruelles pavées, des grosses portes médiévales.
A l'aéroport nous nous sentons un peu perdus
au milieu d’une foule chinoise pressante, criante, et jouant des coudes pour accéder aux guichets sans aucune
gêne...Choc des cultures...Super...C'est ce qu'on voulait...
Sceptiques de la visite de Dali ( on nous avait promis des hordes de groupes touristiques chinois aux haut-parleurs grinçants), nous visitons tranquillement la vieille ville; c'est vrai, les échoppes à touristes ne manquent pas mais abstraction faite, on peut profiter du charme de la vieille ville bien préservée ! On se croirait dans un film de cape et d'épée…
Les boutiques de marbre, extrait des carrières
alentours depuis 13 siècles, sont nombreuses.
L'ethnie Bai habite cette région.
Nombreuses sont les maisons au cours carrées invisibles de l'extérieur grâce à
un mur-écran qui empêche les mauvais esprits d’y pénétrer.
Sur une place à l'abri des passants, la vie paisible s'écoule: des joueurs de mah-jong, de cartes ou des fumeurs de pipe à eau.
Joueurs de mahjong
C'est beaucoup plus calme que prévu...
En enfilade, nous visitons ensuite 3 villages Xizhou, Zhoucheng et Shaping. Des funérailles nous étonnent à Xizhou: une procession rythmée et de nombreux rituels nous mettent mal à l'aise: Des musiciens sont suivis d’hommes recouverts d'un drap blanc courbés. Le cercueil porté par 4 hommes était suivi de pleureuses au bonnet blanc, chacune accompagnée d'une “souteneuse”...Très impressionnant!
Les pleureuses
La place de Xizhou est une estampe du moyen-âge!...
Le but de l'après-midi est de rejoindre Lijiang ville de 300 000 habitants à 2400 mètres d'altitude.
En quelques mots:
- magnifique labyrinthe de rues piétonnes aux rues pavées, aux toits gris de tuiles rondes
Les toits de Lijiang
La montagne de Jade vue de Lijiang
- Petits canaux enjambés par des ponts de pierre.
- Beaucoup de touristes mais qui n'enlèvent aucun charme à cette ville magique!
- Le soir venu, un contraste effrayant : les
bar/resto/disco se battent à coup de décibels!!!! Incroyable !...
- Au menu du dîner: découverte de la spécialité locale:
fromage de brebis avec du jambon de pays: pas mal!
- Les stars: nos filles: 3 et en plus blondes ! Sans arrêt, les chinois veulent les prendre en photos. Au début, c'est rigolo, ensuite, nous sommes finalement fiers et enfin, y'en a MARRE!..
Clémence: Un homme me dit: “vous avez 3 filles?” Moi : « Oui, oui ». Lui : “Pas de garçon?” Moi : « Non, non ». Clémence, d'un air très assuré: “Garçon! Fini! Garçon! »
Mardi 28 avril 2009: Lijiang à “consommer” sans
modération!...
Nous parcourons les rues de Lijiang
tranquillement. A notre grand étonnement, elles ne sont pas du tout bondées
de touristes. Les filles observent à tour de rôle les tanneurs, les joailliers,
les confiseurs, les sculpteurs de bois, les tisseuses...C'est chouette!
La ville doucement bercée par l'eau des canaux
est vraiment séduisante et paisible. Le musée est désert, magnifique bâtisse
mais l’intérieur est pauvre!
Vus de la pagode Wangu sur la colline du Lion, les
toits grisâtres montrent l'étendue
impressionnante de la vieille ville...
Bien sûr les boutiques à touristes ne manquent pas et nous jouons bien notre rôle en finissant la journée avec 5 T-shirts (dont 2 caricaturant les 2 grandes), 2 pantalons, un collier et des jeux d'aimants qui ont bien occupé nos demoiselles.
La fin d'après-midi se finit par une ballade au parc de l'Etang du Dragon Noir offrant une vue “carte postale” sur une pagode se détachant devant les monts du même Dragon!... Sympa et tranquille.
Moi: “Je crois que je vais me convertir au
bouddhisme”
Lucie: « Oh! Non! Tu ne feras que prier et tu ne corrigeras plus tes copies! Et en plus, on ne pourra plus manger de viande! Et, en plus t'es baptisée donc c'est pas possible... »
Mercredi 29
Avril: Du docteur Ho ultra médiatisé à une ghesthouse toute en simplicité...
Départ pour passer une nuit au pied de la
montagne de Jade dans une guesthouse. Nous passons par le village de Shuhe qui
a servi de modèle à la ville de Lijiang. Mignon mais trop touristique à notre
goût... Nous rejoignons par une ballade d'une heure à travers champs le village
de Baisha, de minorité Naxi.
Là, nous rencontrons l'éminent docteur Ho, célèbre dans le monde entier pour ses remèdes à base de plantes: âgé de 86 ans, il a appris à se soigner lui même par les plantes des montagnes et a appliqué les méthodes du célèbre docteur Rock....Sacré personnage mais un peu trop médiatique !…
A chacune sa technique
Après quelques dumpling avalés dans un pt'it
resto, nous gagnons le village de Yuhu à 2700 mètres d'altitude. Super petite
guesthouse au milieu du village aux murs de pierres. Magnifique!
Le patio est
fleuri, animé par une table de Majhong où des sexagénaires profitent du temps
qui passe!...Les chinois adorent jouer (majhong, carte, échec, dames...). Rares
sont les lieux publics où une table de jeux ne divertisse pas la salle.
Majhong
La ballade à dos de mule est venté. Le temps est sec, le sol caillouteux, les cimes enneigés, une vallée en contrebas très large...C'est sympa mais je stresse à l'idée d'une « chute de mule ». Nous n'avons pas de bombe...Philippe semble frustré de ne pas pouvoir atteindre les neiges éternelles et se prend la tête avec le loueur de canassons; bref, une ballade sympathique mais pas appréciée à sa juste valeur...
La journée se finit le visage tendu, les
cheveux secs avec une bonne bière à la main (Dali) dans notre petit patio à
l'abri du vent.
Le repas de la maîtresse de maison nous régale de porc sauté, de diverses légumes, de riz, de bouillon et le tout frit!...Une petite douceur sucrée pour finir le dîner aurait été la bienvenue.
Piments séchés
Nous : Qu'est-ce que tu veux faire plus tard. Clémence : “patin à glace!”
Capucine: elle dévore depuis 3 jours (incroyable !)
Jeudi 30 Avril: Un petit coin de paradis pour l'instant...
Le petit déjeuner est délicieux. Au menu une sorte de crêpe, des oeufs durs et du lait de soja chaud. Notre nouveau guide, James, nous mène au Sud dans la vieille ville de Shaxi au sud de Lijiang. La campagne est largement cultivée: tabac, pommes de terre (énormément), colza, maïs, plantations d'arbres comme le sole pleureur ou l’eucalyptus, riz en dessous de 2000 mètres d'altitude, blé...La main d’œuvre est nombreuse et les tracteurs les plus gros sont des sortes de motoculteurs mais rares! Les parcelles sont petites et travaillées la plupart du temps à la main.
James nous conduit dans un monastère bouddhiste tibétain et nous initie aux différences entre le bouddhisme Han et le bouddhisme tibétain: les moines tibétains (Lamas) méditent et prient pour tous les hommes. Les Hans ne prient que pour leur propre salut et restent moines toute leur vie. Bon, à vérifier quand même...
Moulin à prières
La vieille ville de Jianchuan n'est pas encore
connue des touristes. Elle se résume à une vieille rue préservée et un chouette
jardin public. Nous rentrons dans deux maisons traditionnelles. L'une est
habitée par une dame de 96 ans qui offre des cerises acides à nos filles et leur
caresse leurs cheveux blonds.
L'autre maison possède une scène de théâtre (à l'abandon) dans sa cour carrée: une maison autrefois habitée par une famille riche mais délaissée depuis la révolution culturelle et investie aujourd'hui par les descendants très pauvres.
De l’autre côté de la chaîne montagneuse, se
trouve la petite ville de Shaxi. Une fantastique maison d'hôtes ayant été autrefois une auberge pour
les voyageurs de la Route du thé entre la Chine et le Tibet nous est réservée.
Ancienne route du thé
Nous nous baladons dans les rues joliment rénovées avec les matériaux de la région (pierre de terre pour les murs, très belles tuiles arrondies grises). Pas de boutique à touristes, pas de casquettes orange à banane bleue : l’endroit n’est pas encore connu des touristes.
Clémence au pt’it déj: “le chien en premier, les humains après!
Euh ? Non...!”
Vendredi 1er Mai: Rando d'échauffement dans les montagnes
de Shaxi et la minorité Baï
Après une heure de belle route scénique dans
les montagnes du Shibaoshan, nous arrivons à un temple connu pour ses
sculptures bouddhiques sur ses parois rocheuses. La route est bonne, les
paysages magnifiques, le temple vaut le détour, et pourtant très peu de
touristes. La région commence effectivement seulement à s'ouvrir au tourisme
grâce à la rénovation de très bon goût de Shaxi.... Profitons-en!
Nous randonnons seuls pendant une heure et demie, sur un sentier pavé, jusqu'à la vallée où nous attend notre chauffeur. Super promenade dans la pinède ! Bravo, les filles !Une guesthouse nous ouvre ses portes pour un déjeuner local: porc aux légumes frit, aubergines en sauces frits, concombres crus, légumes locaux frits et racines diverses frits, fromage de chèvre (spécialité locale) style paneer.... un régal mais résultat de la gourmandise: une petite tourista pour les parents ce soir!
Objet indispensable: la thermos d'eau bouillie: partout, tout le temps prête pour le thé
Nous rejoignons Shaxi par une ballade d'une heure en traversant les villages de minorités Baï (blanc) qui sont 2 millions en Chine. Traditionnellement les femmes s'habillent de blanc. Les murs des maisons sont en torchis (modelés en briques ou par de plus grands panneaux). Souvent, le bas des murs est recouvert d'un enduit blanc.
La journée se termine autour d'un Uno en
famille.
Lucie parlant de la grippe porcine: “si c'est alerte
noire, c'est 'pire, tu vas à l'hôpital et au revoir!”
Samedi 2 Mai: Rando au dessus des gorges du Yantze: vive les mules!
Sur la route pour rejoindre le départ de la rando: Des industries
Briqueterie et stock de briques
Des marchés locaux:
Départ pour le comté du Shangri La.
Mauvais temps menaçant. Achat Kway. Ballade à 3 mules et leur muletiers pendant 4heures ! Grosse frayeur pour moi au bord du précipice.Niveau de stress à 99%.
28 lacets en pentes raides s'enchaînent. Le
temps nuageux nous aide! Le Yantze est très très bas, très marron et
impressionnant: il descend tout droit des montagnes du Tibet. Nous apercevons
de très très haut le rocher du saut du Tigre. Dès que le site le permet, les
parcelles en terrasses prennent place: un tapis de couleur s'offre à nous.
A 5570 mètres se dessinent les cimes enneigées. Le dénivelé entre eux et le Yantze est époustouflant...
Arrêt pour la nuit à une charmante guesthouse à 2350m altitude avec coupures d'électricité. Ballade dans le village. Coucher de soleil sur les sommets à plus de 5500m.
Guesthouse Tea and horse
Capucine: “ Maman, il est à combien ton niveau de
stress là?? T'inquiète pas....”
Dimanche 3 mai: La descente vers le Yantze en rando: bravo les filles!
Location d'une seule mule pour 2h30 de rando.
Il fait beau et chaud. Le sentier de montagne se faufile dans la falaise...Là
encore, certains passages sont spectaculaires! J'ai développé une certaine
confiance envers les mules, très très agiles!! Bref, paysage magnifique avec
les cimes enneigées et ensoleillées.
Lucie se retourne l'ongle du pouce à 10
minutes de la fin. Repas aux pieds des montagnes.
Retour dans la vallée en surplombant le Yantze: niveau de stress: 99% lorsque nous traversons un tablier d'éboulis d'une roche friable en étant à 1 mètre du ravin!!!!!!
Nous rejoignons ensuite la route de montagne vers le Shangri la:
Le Shangri la ni une région, ni une ville mais une sorte de paradis perdu décrit par Hilton
dans un ouvrage, adapté plus tard au cinéma (“ Lost horizon”). Un mythe d'une
région pleine de sérénité, pacifique où l'on vivait en harmonie avec la nature
était né dans tous les esprits: asiatiques et occidentaux.
L'enjeu touristique
était de taille pour obtenir l'appellation de la capitale du Shangri La: c'est
Zhongdian qui remporta la victoire contre Lijiang. Le comté a été rebaptisé en
2001 Shangri La.
Alors Paradis perdu? Avec peu de touristes, oui, pourquoi pas; mais il faut aimer les montagnes, le froid, le yack, son beurre... Notre “bel hôtel de charme” est un gros piège à touristes à 88€ la chambre. 45€ le repas (2 assiettes de pâtes, un fried rice, des légumes et des boules de fromages) dégelasse. Dégouttés...
Faute d'un délicieux dîner d'anniversaire, j'ai au moins une bougie et mes 3 filles...
Clémence au petit déjeuner: « Maman!
Ecoute les fraises (les chèvres) »
Lundi 4 mai: A la découverte du Tibet...et de ses yacks
Après le pt'it déj au lait de soja, direction marché local: champignons variés, soja sous toutes ses formes, cochon cru, fumé, bouilli, légumes multiples nous éveillent les papilles. Les femmes portent souvent une coiffe rose fluo. Les vendeuses de fromage au lait de yack soignent les mottes... La police défile en rangs d'oignons dans le marché la matraque à la main: l'ordre est de rigueur!
Soja sous toutes ses formes
Petit pain fourré à la viande, cuit à la vapeur ou tome de yack??
Après cette mise en bouche, nous rejoignons le
monastère de Songzanlin où vivent près de 700 moines. C'est un bon
spatio-temporel: ce sont les dessins de Tintin au Tibet.
Le monastère est
massif, grand et dégage une atmosphère apaisante et envoûtante: des moinillons
bras dessus bras dessous se promènent ; les plus confirmés prient dans des
magnifiques salles de prières aux fresques de près de 300 ans...
Les moulins à
prières tournent, tournent...
Notre guide reste très réservé lorsqu'on évoque le Dalaï Lama. Il ne veut même pas aborder le sujet...
L'après-midi est réservé à la rencontre d'une
famille tibétaine dans les montagnes environnantes: au menu : thé salé au
beurre de yack (dur dur...), boulettes à base d'orge du Tibet, de thé, de
beurre de yack...., au fromage de yack agréablement adouci avec du sucre brun,
de galettes à base de blé, oeufs, lait (genre de crêpes...): super goûter!
Cette “grandma” était fière de nous expliquer que sa maison, avait coûté 100000 euros: très cher pour la région: maison immense abritant 4 générations (c'est la tradition).
Pièce de vie d'une maison neuve tibétaine
Après cette pose culinaire, rien de tel qu'un digestif pris dans la pt'ite distillerie familiale ou plusieurs hectolitres d'eau de vie d'orge reposent.... Notre chauffeur en achète 30 litres!
Sur les hauteurs du village, le temple Ringha
coloré de ses milliers de drapeaux (5 couleurs symbolisant l'eau, le feu, la
terre, le vent....) nous accueille.
La centaine de moulins à prières pivoteront chacun au moins 3 fois...
Un Hotpot (genre de fondue chinoise) finit agréablement la journée....
Caroline: “Lucie, éteins ta polaire” (euh ta DS)
Philippe: “Si t'es pas out, t'es pas in”
Clémence à peine montée dans la voiture: “on fait un
barbouilleur” (jeu de carte)
Lucie à peine montée dans la voiture: “ tu me passes
ma DS”
Capucine à peine montée dans la voiture: “J'peux avoir
mon Ipod”
Mardi 5 mai: La route
Tea/horse vers Lhassa
Une journée tout en paysages : les hauts
plateaux tibétains dans le Nord Ouest du Yunnan.
Nous avons rejoint après 3
heures de route la ville de Benzilan, ville étape sur la route du thé et des
chevaux entre le Yunann et le Tibet. Les paysages sont grandioses: grands
plateaux herbeux aux nombreux yacks, et en arrière plan, des hautes cimes
enneigées.
En contre-bas , une station de ski flambant neuve à 3500 mètres
d'altitude.
Plus à l'Ouest, la végétation est sèche et les paysages plus minéraux et austères. Nous redécouvrons les méandres du Yantze toujours aussi marrons.
La courbe du Yantze
Le monastère de Donzhalin, vers 3500m, abrite de nombreux lamas de la mouvance des
“bonnets jaunes”. Site exceptionnel et monastère où un chef Lama est “momifié”
sous des feuilles d'or.
Nous assistons à une séance d'apprentissage par le chant et plus rare, à la confection du socle sur lequel va être placée une maquette dorée à l'or fin de la ville paradisiaque que seuls les lamas illuminés peuvent atteindre. Pour tracer et dessiner le plan de la ville, des lamas mettent plus de 10 jours à le colorier avec des poudres de différentes couleurs. Il sera ensuite entièrement recouvert de feuilles d'or...
Le bleu du ciel à cette altitude est surprenant: c'est un bleu azur qui parait artificiel sur les photos. Le retour est tout aussi joli mais me semble un peu long...
Nous nous régalons d'un menu western qui nous change de nos quotidiens fried rice ou fried noodles (valeurs sûres dans les pays où notre organisme a du mal à supporter les crudités, les fruits lavées à l'eau de la montagne à Yacks!...). Le pt'it resto est au cœur de la vieille ville. Il est tenu par un couple asian-occidental qui cuisine à merveille...
Juste à côté, la place du village est animée, comme hier soir, de danses traditionnelles: toutes les tranches d'âge dansent: enfants (peu), jeunes adultes, adultes, personnes âgées, que ce soit les hommes ou les femmes. Une ronde est formée spontanément où chacun s'exprime individuellement en suivant les mêmes gestes que les autres. C'est un mélange de danse bretonne et de madison avec de la musique tibétaine. C'est très très entraînant et laisse penser à une vie folklorique communautaire très présente. Super !
Juste bon!...
Juste pratique!...
Capucine: “Lucie, j'peux jouer?” Lucie: “Ben, attends,
j'regarde les yacks!... Et, y a aussi des chevals!...”
Mercredi 6
mai: Des hauts plateaux tibétains au Yunnan tropical des rizières et des
litchis
Journée de transit: vol du Shangri La (3500m) à Kunming (2200m). Nous retrouvons Madelaine, notre guide francophone. En route pour 4h30 de trajet voiture empruntant une vallée à 200 mètres d'altitude pour































































































































































































